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Saison 8 de la série Netflix « F1 Drive to Survive » : notre avis !

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La saison 2026 de Formule 1 approche à grands pas et un élément nous a donné encore plus l’eau à la bouche et envie de se lever pour voir le Grand Prix d’Australie : la saison 8 de F1 Drive to Survive, la série Netflix qui suit les pilotes et les équipes sur une saison complète. Disponible en ligne depuis le 28 février 2026, cette nouvelle saison réserve son lot de bonnes… et de mauvaises surprises.

Pour vous, We Are Checking a regardé la saison 8 de Drive to Survive. Il est donc temps pour nous de donner notre avis dans cet article ! Attention, si vous n’avez pas encore regardé cette saison, sachez que cet article va comporter quelques spoilers (ou divulgâchages en bon français)…

Episode 1 : New Kids on the Track

Comme tout premier épisode d’une saison de Drive to Survive, nous commençons la saison 8 par la présentation des équipes et des pilotes. Avec une petite particularité pour 2025 : pour les 75 ans de la F1, la FOM a mis les petits plats dans les grands avec la présentation… au sein d’une salle de 15000 personnes à Londres ! Un show à l’américaine quelque part… Et grâce à Netflix, nous avons pu voir l’envers du décor.

Autre point intéressant, la présentation des nouveaux pilotes, et il y en a toute une fournée : Antonelli, Bearman, Bortoleto, Doohan, Hadjar et Lawson. Avec toutefois un focus plus important sur Kimi Antonelli, dont on attend le plus cette saison, tant les espoirs placés en lui sont élevés. Au global, on peut dire que ces rookies n’arrivent pas en terrain conquis et qu’ils devront faire leur trou, comme en témoigne le premier Grand Prix de la saison en Australie dans des conditions dantesques (pluie, accalmie et de nouveau la pluie).

Notre avis : nous avons trouvé les commentaires des intervenants assez durs envers les rookies (le show messieurs dames). L’épisode a toutefois bien retranscrit la pression des débuts, surtout quand on doit débuter dans des conditions difficiles (Hadjar peut en témoigner). Le focus sur la présentation à la O2 Arena était très intéressant, et, pour le fun, on a pu voir Russell et Antonelli prendre le métro londonien…

Episode 2 : Strictly Business

Pour ce deuxième épisode, direction les garages Alpine et Sauber pour voir les différences de management des deux équipes. Entre un Flavio Briatore (team principal de l’écurie Alpine) en mode « old school » et cassant & un Jonathan Wheatley (team principal de l’écurie Sauber) en mode encouragement et soutien, le contraste est assez frappant. Cet épisode présente donc une des « rivalités » du midfield, qui a tourné en faveur de l’écurie suisse avec notamment le podium d’Hulkenberg à Silverstone.

Dans cet épisode, on a notamment pu confirmer ce qu’on redoutait déjà : Jack Doohan était sur la sellette avant même d’avoir commencé, avec un Franco Colapinto 3e pilote et qui a finalement pris sa place à cause de trop nombreuses erreurs du pilote australien (et des sponsors argentins). A sa décharge, il est très compliqué de courir en sachant qu’on ne veut pas de toi et qu’on te profère des menaces de mort avant tes courses (!!), environnement exigent ou pas.

Notre avis : comme dans la saison 7, on a retrouvé un Flavio Briatore exécrable, qui se comporte comme un mafieux/dictateur et un patron trop autoritaire qui ne veut que des résultats. La discussion entre Colapinto, Gasly et Briatore dans son bureau est lunaire (Colapinto qui propose une amélioration, Briatore qui rétorque « Je m’en fous », puis un « Pierre tu dois faire mieux »), avec un top 6 fixé par l’italien dans une voiture qui n’est pas développée de la saison (« lol » comme dirait les jeunes).

De plus, on voit que l’épisode souhaite souligner les différences de management, mais la rivalité entre ces deux équipes est artificielle. Point positif toutefois, la joie de Nico avec son podium qui fait du bien à voir.

Episode 3 : The Number 1 Problem

On l’attendait : l’épisode 3 est (enfin) consacré à l’écurie du moment : McLaren. Dans cet opus, l’accent est mis sur la situation assez unique que l’écurie papaye a décidé d’avoir : deux pilotes numéro 1 et aucune consignes d’équipe. Ce qui, en Formule 1, est assez rare. En effet, les équipes ont tendance à définir un pilote numéro 1 et un pilote numéro 2 pour éviter les accrochages (Rosberg et Hamilton s’en souviennent encore, d’ailleurs on dit bonjour à Nico qui fait son apparition en tant qu’intervenant).

Cet épisode est également l’occasion d’évoquer la naissance de la rivalité entre Lando Norris et Oscar Piastri. Les deux équipiers McLaren ont enfin l’occasion de jouer le titre avec leur voiture au dessus du lot mais en ce début de saison, la dynamique est clairement en faveur de Piastri qui enchaîne les victoires et qui mène le championnat du monde devant son coéquipier. L’épisode se termine par un moment de tension, avec l’accident survenu au Grand Prix du Canada.

Notre avis : les moments de vie entre les protagonistes du sport en mode conversation informelle ne nous ont pas manqués (manque d’authenticité flagrant). L’accent est mis sur un Oscar Piastri beaucoup plus fort et confiant, tandis qu’on retrouve un Lando Norris friable mentalement et en manque de confiance. L’épisode est plutôt bon dans son ensemble, et se termine en point d’orgue avec le crash de Norris au Canada.

Episode 4 : The Bull with No Horns

Notre « méchant » préféré a enfin le droit à son épisode. En effet, dans l’épisode 4, focus sur Christian Horner, le team principal de l’écurie Red Bull, qui connaît un début de saison très compliqué. Cette saison, on sent très clairement que son autorité est de plus en plus contestée (notamment après les affaires de « comportement inapproprié » envers une employée Red Bull), fragilisée par l’absence de résultats. Finalement, l’anglais finira par se faire remercier par l’écurie avant le Grand Prix de Belgique.

L’épisode retranscrit bien la spirale infernale et négative qui a eu raison de Horner : Liam Lawson qui s’est fait rétrograder après deux courses pour manque de résultats, remplacé par un Yuki Tsunoda au Japon qui ne va pas convaincre, la malédiction du fameux deuxième baquet qui finit par contaminer le premier baquet, les commentaires d’Helmut Marko et de Jos Verstappen de plus en plus en défaveur d’Horner, les mauvais résultats qui tendent l’équipe… La fin était brutale, mais écrite pour un Christian Horner de plus en plus seul au fil des Grand Prix.

Notre avis : cet épisode nous a appris que le championnat constructeur était le plus important (Claire Williams enfin…). Blague à part, ce fut un bon épisode qui a bien illustré la spirale négative de l’équipe et la pression de plus en plus forte envers Horner, qui n’avait finalement pas eu d’autre choix que de se faire remercier. Un poil de négativité toutefois, on a senti un Horner de plus en plus enfermé dans son « rôle » de « méchant ». Moment cocorico de l’épisode, on voit nos journalistes Canal + Laurent Dupin et Margot Laffite.

Episode 5 : The Sky’s the Limit

Direction Grove et l’écurie Williams dans ce cinquième épisode, qui se fixe des objectifs élevés cette saison malgré un focus sur la saison 2026 à venir. L’épisode retrace un début de saison sous tension, dans une écurie qui s’est mise la pression toute seule (terminer tous les week-ends dans les points). Avec un Alex Albon qui performe et un Carlos Sainz (le nouveau venu) qui est en délicatesse et en manque de résultats face à son coéquipier.

Que les fans du Smooth Operator se rassurent, Carlos Sainz conserve une grosse confiance en lui et sait que son heure viendra. Comme par magie, une conversation entre lui et son manager a déclenché les bons résultats qui ont rythmé la deuxième partie de saison du pilote espagnol, avec notamment un podium inattendu lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan, puis au Qatar (qui ne sera pas montré dans cet épisode).

Notre avis : un bon épisode où on sent un changement d’attitude et de dimension chez Williams, qui a dû compenser avec une voiture pas toujours fiable et des objectifs peut être un peu trop élevés en début de saison. C’était très drôle d’entendre Claire Williams donner son avis sur son ancienne équipe alors qu’elle fut l’une des pires team principal de l’histoire de la marque. Encore une conversation peu naturelle entre Sainz et son manager (comme par hasard on parle de Bakou comme d’un déclic pour Sainz et le déclic arrive…)

Episode 6 : The Duel

Dans cet épisode 6, il est question de la bataille entre les écuries Mercedes et Ferrari pour la deuxième place au championnat constructeur. Une rivalité qui dure depuis plusieurs saisons, tant les deux équipes sont proches en termes de performances. Dans cet épisode, il était également question des deux nouveaux : Kimi Antonelli (chez Mercedes) et Lewis Hamilton (chez Ferrari), qui avaient naturellement reçu une pression assez importante pour performer.

Au fur et à mesure de l’épisode et de la saison, on a clairement senti une dynamique qui s’inverse entre les deux équipes, en faveur des flèches d’argent qui ont fini par décrocher cette fameuse deuxième place. Et pour Ferrari, une quatrième place au goût amer, méritée tant la Scuderia fut en délicatesse en cette fin de saison, notamment avec un Grand Prix du Brésil marqué par deux abandons et une voiture inconduisible.

Notre avis : même si la rivalité existe entre les deux équipes, elle n’est pas aussi forte qu’on a voulu nous faire croire. D’ailleurs, nous ne savions pas que Mercedes était une écurie iconique (majeure du championnat oui, iconique non). Encore des scènes peu naturelles avec Toto Wolff et sa femme ou Kimi Antonelli et son père. Ce qui était « touchant », c’est qu’on a senti un Kimi Antonelli très marqué après avoir touché le fond en Belgique, et ses podiums ensuite font plaisir à voir.

Episode 7 : What Happens in Vegas

Pour l’avant dernier épisode, direction le Grand Prix de Las Vegas (dont le promoteur n’est autre que… Liberty Media, qui détient la F1 et qui a initié la série Netflix). 4 équipes ont été présentées comme les grands favoris à la victoire finale : McLaren, Mercedes, Red Bull et Ferrari. Avec une victoire pour Max Verstappen (Red Bull), qui a largement dominé les débats et qui fait une fin de saison admirable.

Par ailleurs, l’épisode ne pouvait pas se terminer sans évoquer l’affaire de la double disqualification des McLaren (pour plancher trop fin), qui renforce le suspense de la fin de saison (et nous oblige à regarder le dernier épisode). En effet, alors que l’équipe pouvait prendre un avantage conséquent et s’envoler au championnat, cette disqualification a relancé les débats et a rapproché Max Verstappen qui risque de fondre sur les papayes comme un vautour sur sa proie.

Notre avis : nous ne sommes pas très friands de cet épisode, car Las Vegas représente tout ce nouveau monde que nous, fans de F1 de la première heure, détestons (stars à outrance, sur-médiatisation : un côté peu authentique du sport). On apprend dans cet épisode qu’une victoire de Ferrari à Vegas sauverait la saison (« mdr » comme dirait les jeunes). Suspense bien maîtrisé comme si la fin de saison était déjà écrite en avance…

Episode 8 : Call Me Chucky

Qui dit dernier épisode dit forcément fin de saison. Et quelle fin de saison : Max Verstappen a complètement renversé la vapeur et revient sur les deux pilotes McLaren qui semblaient avoir le championnat bien en poche (notamment Oscar Piastri, en perdition depuis son erreur en Azerbaïdjan). On sent que les papayes ont la pression, comme en témoigne l’erreur invraisemblable de ne pas s’arrêter au stands au Grand Prix du Qatar durant la voiture de sécurité et qui coûte la victoire à Lando Norris, pourtant très rapide de tout le weekend.

Place donc au grand final avec une lutte à trois pour le titre de champion du monde pilote. Avec un dénouement qui va finalement sourire au pilote anglais qui décroche son premier titre de champion du monde. Une délivrance pour Norris, tant la pression était forte et le spectre de passer à côté d’un titre qui lui était promis très important, et les scènes de joie font plaisir à voir.

Notre avis : Bon épisode qui conclut une fin de saison folle et qui a bien retranscrit la pression subie par McLaren et le soulagement d’avoir gagné alors que la trajectoire était plutôt négative (on a senti peu de sérénité tout de même chez les papayes). On ne remercie pas Netflix de ne pas avoir expliqué plus que cela l’erreur de McLaren au Qatar et d’avoir fait croire que Leclerc revenait sur Norris au Grand Prix d’Abu Dhabi.

A noter qu’Oscar Piastri n’était plus dans l’équation, que cela soit au classement ou dans ses apparitions dans la série (on a vu une scène Brown/Norris un peu comme la scène Brown/Piastri au troisième épisode). Pour finir, on dit bonjour à Laurent Dupin qui fait une apparition dans l’épisode.

Notre avis final sur cette saison 8 de Drive to Survive

Maintenant que nous avons tout détaillé, il est temps de vous révéler notre avis sur la saison 8 de Drive to Survive. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la recette ne change pas : les épisodes sont toujours aussi romancés et Netflix se permet encore d’arranger la réalité pour le narratif de leurs épisodes. Cependant, le fan peut toujours suivre de l’intérieur une saison comme s’il était dans le paddock, et rien que pour ça, cela vaut le coup d’oeil…

Nouveauté de cette saison : certaines radios ne font pas authentiques (on dirait de l’IA) et font passer les pilotes pour des cons. A noter que les interactions entre les protagonistes et leur famille/amis sont toujours aussi peu naturelles, voire parfois gênantes. On a eu également une overdose de Mercedes, avec un Toto Wolff et un George Russell qui intervenaient beaucoup trop.

Sur le contenu en lui même, nous n’avons pas eu d’épisode (ou de passage) sur :

  • Haas (ils apparaissent brièvement lors de la présentation F1)
  • l’évolution des rookies durant la saison (sauf pour Kimi Antonelli : on a eu presque un trop plein de Kimi)
  • l’incident entre Russell et Verstappen
  • la remontée fantastique de Norris comparée à la chute de Piastri
  • le double abandon des Ferrari en Chine
  • l’affaire des consignes d’équipes McLaren à Monza
  • l’abandon de Norris à Zandvoort
  • la remontée fantastique de Verstappen et l’arrivée de Laurent Mekies

En conclusion, on vous conseille quand même de regarder cette saison 8 de Drive to Survive, mais de prendre des grosses pincettes (comme d’habitude) et beaucoup de recul sur ce que vous voyez. Gardez à l’esprit que les épisodes sont romancés et qu’ils enjolivent/exacerbent certains éléments. Tout pour le show en somme…

Avis final sur la saison 8 de Drive to Survive, on donne une note de : 3/10

 

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Et vous, quel est votre avis sur cette saison 8 de Drive to Survive ? N’hésitez pas et à débattre dans les commentaires 🙂

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