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Ce qu’on attend de la saison 2026 de Formule 1… côté constructeurs !

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La saison 2026 de Formule 1 est sur le point de débuter. Après de longs mois d’attente, les pilotes ont enfin pris la piste à Bahreïn pour des essais officiels, avant le départ officiel prévu le 8 mars à Melbourne. Avant cette date fatidique, et afin de combler le manque entre les essais et le premier Grand Prix, faisons le point sur les enjeux de cette nouvelle saison, et plus particulièrement côté constructeurs.

Mercedes au dessus de la mêlée ?

La saison 2026 de Formule 1 n’a pas encore commencé qu’un nom se distingue comme le grand favori de cette saison : Mercedes. Annoncée avec un moteur exploitant une zone grise du règlement, l’écurie allemande semble être au dessus de la mêlée pour l’instant, du moins de ce qu’en disent les concurrents. Max Verstappen, pilote Red Bull et témoin privilégié des essais, évoquant même une vitesse démoniaque en ligne droite, estimant que l’écurie n’avait pas encore montré son potentiel…

Il est vrai que Mercedes a déjà dominé sa discipline lors du principal changement de réglementation moteur en 2014, et avec les rumeurs qui bruissent dans le paddock, on ne peut s’empêcher de penser à un retour de la domination des flèches d’argent. Toutefois, la prudence est de mise, notamment sur la partie aérodynamique et la partie fiabilité, qui peuvent être des facteurs clés de la saison.

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Enfin le rebond de Ferrari ?

2008 : l’année du dernier titre constructeur de la marque au cheval cabré (2007 pour le titre pilotes). Autant dire une éternité en Formule 1, d’autant plus que Ferrari est passé si proche à de multiples reprises (dont 2024). Alors quand le règlement 2026 a été mis sur la table, il n’était pas question pour l’écurie basée à Maranello de rater l’opportunité de briller et de dominer à nouveau la discipline.

Pourtant, depuis l’arrivée de Fred Vasseur à la tête de l’écurie, nous n’avons jamais senti une sérénité dans l’entreprise, pourrie en interne par des guerres intestines ainsi que des rumeurs incessantes dans les médias italiens. Ferrari doit admettre, malgré son mythe, qu’elle n’est plus l’écurie des années Schumacher, et qu’elle doit travailler encore plus dur pour revenir au sommet. Et si c’était enfin l’année du renouveau ? Même si les tifosi entonnent cette rengaine chaque année, avec le nouveau règlement, on a envie d’y croire…

Où se situe Red Bull ?

Au revoir le moteur Honda, bonjour le moteur Ford ! Changement majeur dans l’écurie autrichienne, c’est désormais un moteur badgé Ford qui équipe les voitures de Max Verstappen et d’Isack Hadjar, ce dernier étant fraichement arrivé aux côtés du quadruple champion du monde. Mais que vaut vraiment ce moteur ? Pouvons nous faire confiance à Red Bull pour jouer les premiers rôles ? Au vu des premiers essais de Bahreïn, la réponse semble oui…

A l’heure actuelle, il est difficile d’estimer la réelle performance de l’écurie basée à Milton Keynes, qui avance masquée mais dans le bon sens. Rappelons également que les principaux architectes de l’écurie, à savoir Helmut Marko et Christian Horner, ont tous les deux quitté le navire en 2025. A Laurent Mekies et ses ouailles de mener la vie dure aux concurrents (et au vu de la fin de saison 2025, on sait pertinemment que Red Bull ne compte pas faire de la figuration).

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McLaren à la recherche d’un triplé

Après avoir glané les titres constructeurs de 2024 et 2025 (une première depuis… 1998) et le titre pilotes de 2025 (une première depuis… 2008), McLaren est revenu en force ces dernières années grâce à ses deux hommes forts : Zak Brown et Andrea Stella. Les deux dirigeants ont redressé d’une main de maître l’écurie papaye, et il n’est pas incongru de les placer parmi les favoris de la saison 2026. Mais à quelle place ? Peuvent-ils vraiment aller chercher un triplé ?

Là en revanche, la situation est moins claire, surtout qu’il est préférable d’avoir son propre motoriste pour briller, notamment lors d’une nouvelle réglementation. Bien que la voiture semble saine pour l’instant, difficile d’estimer réellement sa performance pure en piste. Nul doute que McLaren brillera au premier plan et peut continuer de rêver à un triplé constructeur (et doublé pilote).

Où en est le « midfield » ?

« Midfield » : milieu de peloton de la F1. En d’autres termes, ce sont les équipes qui ne vont jouer ni les premiers rôles, ni les cancres du fond de la classe. Parmi ce midfield, plusieurs écuries semblent se distinguer, dont Williams, Haas et Racing Bulls (VCARB dans sa dénomination officielle), avec toutefois (semble-t-il) un petit avantage pour l’écurie Haas à la vue des essais d’avant saison.

Après avoir connu des fortunes diverses, ces écuries abordent la saison en confiance, même si Williams a tout de même raté les essais de Barcelone pour cause de retards de conception. Les premiers essais donnent des voitures qui ont l’air relativement saines et qui pourront peut être glaner de précieux points en cas de défaillance des favoris. La bataille s’annonce rude, même si pour l’heure il est difficile d’estimer la hiérarchie entre les équipes.

Que peut-on attendre d’Alpine ?

Attention, pression maximale. Après avoir sacrifié l’année 2025 sur l’autel de la saison 2026 à venir, les attentes vis à vis d’Alpine sont maximales. Nouveauté majeure pour l’écurie britannique basée à Enstone : Renault ne propulse plus les monoplaces, remplacée par le moteur Mercedes. Clap de fin sur 50 ans d’histoire riche en émotions et en succès, une aventure se terminant en queue de poisson malgré un programme moteur très avancé et pourtant très prometteur sur les bancs d’essais de Viry Chatillon.

Désormais, Alpine n’est plus qu’un simple sticker sur la monoplace. Même si Renault continue de financer la partie « châssis » (pour combien de temps ?), c’est un moteur et une boite de vitesse allemande qui va propulser les voitures de Pierre Gasly et Franco Colapinto. Un choix forcément financier, et peut être gagnant ? Pour l’instant, difficile de voir très clair (on pense qu’Alpine sera bien installée dans le « midfield »), cependant, on a peu de doutes sur le niveau d’attentes de la direction de la marque au losange (très élevées)…

Aston (Martin) patine… pour l’instant

Attention, ça glisse. Alors que tous les voyants étaient au vert pour l’écurie Aston Martin pour faire une grande saison, l’écurie ayant sacrifié la saison 2025 pour consacrer plus de ressources pour 2026, les britanniques se sont pris les pieds dans le tapis… vert ! Entre retards de conception, problèmes de fiabilité et problèmes d’intégration, c’est la soupe à la grimace dans le clan de la team Silverstone.

Alors que cette équipe prétendait naturellement au statut de favori, nous avons fort à parier que les ambitions vont être réduites à la baisse, et il sera déjà miraculeux d’avoir un Grand Prix d’Australie sans incident majeur. Le retard va prendre du temps à combler, en espérant qu’Aston Martin va relever la tête sans trop y laisser des plumes.

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Et les nouveaux entrants dans tout ça ?

Pour terminer, faisons un tour d’horizon des petits nouveaux dans le paddock : Audi et Cadillac. Tout d’abord, abordons le cas du géant allemand. Même si Audi n’est pas une « nouvelle » écurie à proprement parler, ayant repris l’écurie Sauber dès 2022, il s’agit de sa première saison en Formule 1. Et la tâche s’annonce importante, avec un nouveau moteur à fiabiliser.

Quant à Cadillac, l’enjeu est différent. On sait pertinemment que cette équipe ne jouera pas les premiers rôles et qu’elle risque d’être engluée en queue de peloton pendant un petit moment (à moins qu’Aston lui vole la vedette). Toutefois, la présence de pilotes expérimentés comme Sergio Perez et Valtteri Bottas est fort appréciable, car le développement et la courbe de progression seront plus rapides. On peut dores et déjà se donner rendez vous en fin de saison pour voir le chemin accompli.

Bien entendu, l’objectif n’est pas de viser la gagne tout de suite pour ces deux constructeurs, toutefois, ces deux grands noms du sport automobile ne peuvent pas se permettre d’être médiocres éternellement. Audi annonce d’ailleurs viser le titre en 2030, pour de vrai ou comme Alpine ?

 

Avec toutes ces informations, vous voilà parés pour aborder la saison 2026 avec les forces en présences et les écuries plutôt en retrait. En attendant le premier Grand Prix, We Are Checking vous souhaite une bonne reprise de la F1 et de bonnes courses en cette année 2026 !

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Et vous, qui voyez vous voir dominer la saison de F1 ? Quelle équipe sera votre top et votre flop ? N’hésitez pas à en débattre dans les commentaires 🙂

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