La saison 2026 de Formule 1 est sur le point de débuter. Après de longs mois d’attente, les pilotes ont enfin pris la piste à Bahreïn pour des essais officiels, avant le départ officiel prévu le 8 mars à Melbourne. Avant cette date fatidique, et afin de combler le manque entre les essais et le premier Grand Prix, faisons le point sur les enjeux de cette nouvelle saison, et plus particulièrement côté pilotes.
George Russell, champion déjà annoncé ?
Alors que tout le paddock voit déjà Mercedes comme la première force du plateau, notamment grâce à son moteur ayant exploité une zone grise, les regards se portent naturellement sur George Russell, leader de l’écurie allemande et désigné de facto comme le favori de la saison 2026. En effet, si la voiture le permet, nul doute que le pilote britannique fera partie des très sérieux candidats à la couronne mondiale.
Depuis son arrivée chez Mercedes en 2022, George Russell a brillé par sa régularité et a progressivement pris le statut de pilote numéro 1 dans cette écurie qui se remettait à peine du titre pilote perdu par Lewis Hamilton en 2021. Ayant décroché sa première victoire en 2022 au Brésil, puis 4 victoires supplémentaires (2 en 2024 et 2 en 2025), le titre est donc la suite logique pour le britannique.
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Et si c’était l’année de Charles Leclerc ?
On a l’impression de se répéter chaque année, comme un vulgaire disque rayé, mais force est de constater qu’il est difficile de ne pas placer les Ferrari dans les favoris à la couronne mondiale à l’aube d’un changement de réglementation. Et plus particulièrement Charles Leclerc, surnommé « Le prédestiné » par les médias italiens. Le pilote numéro 1 de la Scuderia fait encore partie cette année des prétendants au titre de champion de monde, surtout quand on connaît son talent de pilotage.
Depuis son arrivée en 2019, le pilote monégasque a tout connu chez Ferrari : l’ivresse des victoires à Monza et à Monaco, la victoire dans la douleur en Belgique (suite au décès de son ami Anthoine Hubert) ou encore une saison 2022 pleine de promesses puis suivie d’une grande désillusion. Cette dernière phrase est un peu le résumé de sa carrière chez les rouges pour l’instant. Et si 2026 était l’année de Charles Leclerc ? L’avenir, la voiture et la stratégie des rouges nous le diront…
Lewis Hamilton, stop ou encore ?
Parmi les pilotes ayant connus une saison 2025 compliquée, on pense après Charles Leclerc à son coéquipier Lewis Hamilton. Le septuple champion du monde, ayant pourtant bien débuté la saison par une victoire en Sprint en Chine, a ensuite été en bataille constante entre sa voiture et son équipe (et plus particulièrement son ingénieur). Au point où le pilote britannique a paru très démotivé, un état qu’on ne lui connaissait pas et qui aurait pu sonner le glas de sa carrière.
Mais voilà, qui dit nouvelle année dit nouvelle réglementation. Et dit qui nouvelle réglementation dit nouvelles ambitions ? Pour l’instant, l’anglais semble apprécier cette nouvelle génération de voitures, bien plus que celles de la réglementation 2022-2025. Et si la Scuderia Ferrari concocte une voiture performante, il se peut que Lewis Hamilton retrouve toute sa verve et revienne tutoyer les sommets. Dans le cas contraire, il n’est pas impossible que le monde de la F1 se résigne à perdre le pilote britannique…

Où en sera Max Verstappen ?
Après avoir échoué à glaner une 5e couronne mondiale consécutive pour deux petits points, c’est donc avec le numéro 3 que Max Verstappen se présente dans ce championnat 2026. A reculons ? C’est ce qui laisse transparaître dans ses récentes déclarations, tant le pilote néerlandais semble fâché avec ces nouvelles voitures et avec la direction que prend la F1 au fil des années.
Pourtant, il ne faut jamais sous estimer un champion comme Max Verstappen. 2025 en est la preuve, lui qui comptait une centaine de points de retard à 9 Grand Prix du final et qui a bien failli rafler le titre pilotes. Même s’il doit composer avec une voiture en retrait, le natif d’Hasselt va se battre et tout donner, comme il l’a toujours fait. Un dernier baroud d’honneur avant une retraite prématurée ? La performance de cette saison va sûrement fortement influer sur sa décision finale…
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Isack Hadjar et la malédiction du 2e pilote
Restons chez Red Bull avec un nouveau venu dans l’écurie : Isack Hadjar, un pilote qui ne manque pas de talent et d’ambitions en cette nouvelle saison 2026. Pour sa deuxième saison en Formule 1, le pilote français s’attaque à un nouveau challenge assez délicat à aborder : s’imposer durablement dans une équipe qui a tendance à sacrifier son deuxième pilote au profit du champion Max Verstappen.
Pour preuve : les faits sont édifiants. Depuis 2019, il est le 6e pilote a prendre place dans le baquet maudit (Pierre Gasly, Alexander Albon, Sergio Perez, Liam Lawson et Yuki Tsunoda en savent quelque chose), 6 comme son chiffre fétiche me direz vous. Ainsi, pour vaincre cette malédiction, Isack Hadjar va devoir faire ce qu’il sait faire de mieux : piloter juste et garder ses ambitions élevées, sans se mettre la pression de battre Max Verstappen dès la première année… Et si c’était lui l’élu, comme un Ricciardo qui avait sorti Vettel ?
Lando Norris et Oscar Piastri, acte 2 ?
Après une saison 2025 en apothéose pour McLaren, ponctuée par un titre constructeur et pilotes décroché par Lando Norris au profit d’Oscar Piastri, les papayes arrivent en 2026 avec le statut de favori. Ce qui peut nous laisser penser à un acte 2 entre les deux pilotes de l’écurie de Woking. A noter que cette confrontation va forcément dépendre de la performance de la voiture, pouvant être en retrait par rapport à 2025.
Souvenez vous : Oscar Piastri avait connu une première partie de saison 2025 très solide, puis s’est inexplicablement effondré après le Grand Prix des Pays Bas, tandis que son coéquipier anglais, toujours à portée de fusil de l’australien, avait été relativement constant puis avait terminé la saison en trombe après sa panne mécanique… aux Pays Bas ! Pour glaner finalement le titre suprême au nez et à la barbe de Max Verstappen. Et si on recommençait ça messieurs ?

Esteban Ocon et Pierre Gasly, on ne peut que faire mieux
Isack Hadjar n’est pas le seul français à prendre part à cette saison 2026 de F1. Esteban Ocon et Pierre Gasly rempilent pour une nouvelle saison pleine d’ambitions. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne peut que faire mieux, tant la saison 2025 fut compliquée pour les deux pilotes normands…
Esteban Ocon a vécu un changement d’écurie pour le moins douloureux. Passé d’Alpine à Haas, Ocon n’a terminé que 9 fois dans les points (sur 24 Grand Prix), terminant derrière son coéquipier au classement des pilotes à l’issue de la saison. Une situation qui n’a pas manqué de faire réagir son directeur d’équipe, Ayao Komatsu, qui en attend beaucoup plus du pilote français. Pas difficile, tant Ocon s’est retrouvé perdu au volant de la Haas. Et si 2026 était une saison charnière pour Esteban et son avenir ?
Pour Pierre Gasly, la situation est légèrement différente, même si Gasly a également connu son lot de complications en 2025. 5 fois dans les points seulement au volant d’une voiture sacrifiée (pour mieux se consacrer en 2026), la saison fut longue et douloureuse pour Pierre. Cependant, comme avec Ocon, on a l’impression que 2026 est la saison où jamais pour Gasly, et qu’on ne peut faire que mieux. On ne peut que souhaiter du positif pour le pilote normand, au volant d’une voiture désormais propulsée par un moteur Mercedes.
La 33e de Fernando Alonso, c’est pour cette saison ?
Les supporters de Ferrari et de Fernando Alonso partagent une même douleur : une victoire hypothétique qui ne vient toujours pas. Pour l’espagnol, cette 33e victoire se fait attendre… depuis le 12 mai 2013 et le Grand Prix de Barcelone ! Et on aurait pu penser au vu des performances de l’Aston Martin AMR23 que l’année 2023 était la bonne. Malheureusement, le sort de la saison en a décidé autrement. Et si 2026 était enfin la saison de la victoire pour Fernando Alonso (Aston Martin ayant sacrifié 2025 pour avoir une voiture plus compétitive) ?
Cependant, les premières informations ne laissent pas entrevoir un quelconque optimisme. Retards de conception, pannes à répétitions, fiabilité en berne, les doutes ont rapidement pris la place d’espoirs d’une saison 2026 réussie. Une situation qui ne fait que peu de place à l’optimisme, mais comme avait dit un grand penseur : « sur un malentendu, ça peut marcher ».
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Le retour des vieux briscards
Au rang des nouveautés de la saison 2026, on peut nommer l’arrivée d’une 11e écurie dans les paddocks : Cadillac. L’écurie américaine arrive non sans retard mais avec des pilotes expérimentés : Sergio Perez et Valtteri Bottas, deux pilotes ayant été mis sur la touche fin 2024.
Après un passage compliqué dans l’écurie autrichienne Red Bull, Sergio Perez avait certainement besoin d’une saison « off » pour se retrouver et mieux revenir en Formule 1. Le vice champion du monde 2023 (s’il vous plaît) retrouve les paddocks aux côtés d’un Finlandais également vice champion du monde (en 2019 et 2020) : Valtteri Bottas, qui sortait, lui aussi, d’une saison sans saveur avec l’écurie Sauber.
Alors on ne va pas se mentir, il est très peu probable que les deux pilotes jouent la gagne dès leur première saison, tant on sait que la courbe de progression d’une nouvelle écurie est lente. Toutefois, il est clair que l’écurie américaine a parié sur deux pilotes d’expérience, qui comptent respectivement 280 et 246 départs. Expérience qui va être bénéfique pour progresser et devenir crédible dans le paddock. Mais quel sera leur niveau réel après une saison blanche et dans une voiture peu compétitive ? Affaire à suivre…

Rookies 2025, saison 2
Rookie check ? Après avoir pris des nouvelles d’Isack Hadjar, il convient de terminer cet article en beauté avec un état des lieux des ambitions des jeunes pilotes de la cuvée 2025 (on peut y inclure Colapinto et Lawson).
Tout d’abord, traitons du cas Kimi Antonelli, ou peut être le sophomore qui a le plus de chances d’obtenir un titre en cette fin de saison. Au volant de la Mercedes, une écurie qui vise clairement la gagne cette saison, on attend de lui une plus grande régularité durant la saison (éviter le trou d’air européen notamment) et qu’il confirme tout le talent que les dirigeants de la marque allemande voient en lui.
Ensuite, parlons des rookies qui ont réalisé une saison 2025 pleine de promesses et qui doivent continuer sur cette lancée : Gabriel Bortoleto et Oliver Bearman. Les deux pilotes avaient connu une saison compliquée au volant de voitures peu compétitive, mais ponctuées de belles courses et de points brillamment glanés (la P4 de Bearman au Mexique on en parle ?). Le challenge est d’autant plus intéressant pour « Gabi » car il se retrouve au volant d’une nouvelle écurie : Audi. Alors messieurs, il est temps de confirmer et de battre durablement vos coéquipiers !
Enfin, Franco Colapinto et Liam Lawson entament leur « vraie » deuxième saison. Les deux pilotes ayant connu des « bribes » de saison ça et là et des déboires dans leurs débuts de carrière respective (de nombreux accidents pour Colapinto, et une rétrogradation pour Lawson, après une promotion surprise chez Red Bull) doivent désormais faire leur place dans cet environnement où ils se savent sur un siège éjectable. Bon courage messieurs !
Bien entendu, certains pilotes n’ont pas été évoquées, mais cela ne signifie pas qu’ils ne seront pas scrutés avec attention. Néanmoins, avec toutes ces informations, vous pouvez aborder la saison avec une idée des parties prenantes et des enjeux. En attendant le premier Grand Prix, We Are Checking vous souhaite une bonne reprise de la F1 et de bonnes courses en cette année 2026 !
Et vous, vous attendez le plus de quel pilote ? N’hésitez pas à débattre dans les commentaires 🙂
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