Alors que le paddock de F1 s’offre des vacances bien méritées, une question agite les décideurs en coulisses : quel sera le calendrier final de cette fin de saison 2026 de Formule 1 ? Déjà remodelé en début d’année pour cause de guerre au Moyen-Orient, il est fort probable que de nouvelles manches devant se tenir cette année soient impactées par la situation géopolitique tendue dans la région. Ce qui pourrait amener les dirigeants à trouver un plan B pour finir ce championnat 2026 comme il se doit.
Dans cet article, nous allons voir ensemble les dernières des informations qui circulent dans le paddock de Formule 1 au sujet du calendrier de fin de saison de Formule 1 (au 17 août 2026), et ce qui se profile pour cette fin d’année. L’occasion également de voir ensemble les différentes pistes explorées et ce qui est pressenti…
Calendrier de fin de saison de Formule 1 2026 : ce que l’on sait aujourd’hui
Le Grand Prix de Bahrein déplacé en octobre
Annulé pendant le Grand Prix de Chine au même titre que son homologue saoudien, le Grand Prix de Bahrein aura finalement lieu cette année, un accord ayant été trouvé entre la F1, les équipes et le promoteur fin juillet. Cette course va finalement se tenir… sur le circuit de Sepang en Malaisie ! Un lieu neutre qui évitera une nouvelle annulation, très apprécié des pilotes et des fans. Cependant, pour des raisons de financement par le gouvernement bahreïni et pour conserver les droits commerciaux liés à l’évènement, il sera couru sous l’appellation « Bahrain Grand Prix in Malaysia ». Attention tout de même à la météo, très capricieuse en cette période de l’année…
Quant à la date, ce Grand Prix aura lieu le 4 octobre, soit une semaine après le Grand Prix d’Azerbaïdjan et une semaine avant le Grand Prix de Singapour. Cela nous fera donc un « triple header« , à savoir 3 Grand Prix en 3 semaines… A noter qu’il s’agit de notre premier enchaînement de 3 courses en 3 semaines cette saison, et cela ne sera pas le dernier ! Pour la petite histoire, ce format de calendrier a été expérimenté en 2018 (expérience rejetée par le paddock) mais s’est finalement démocratisé durant la saison 2020 (saison tronquée par le COVID où il a fallu organiser 17 courses en 24 semaines) et en 2021 suite à l’augmentation du nombre d’épreuves en F1.
Incertitude autour des deux dernières manches du championnat
Contrairement au Grand Prix de Bahrein qui sera sûr d’être couru, on ne peut pas en dire autant des Grand Prix du Qatar et d’Abu Dhabi. En effet, la situation au Moyen-Orient étant toujours très tendue, une incertitude plane quand à la tenue des deux dernières manches du championnat. Il se murmure de plus en plus que ces manches seront tout simplement annulées compte tenu du risque sécuritaire. En l’état, il est inconcevable de garantir la bonne tenue du Grand Prix aux pilotes, équipes, VIP, fans, journalistes, etc… D’autant plus quand le propriétaire de la F1 est américain.
Pour l’instant, la F1 et la FIA n’ont pas encore statué sur un report ou une annulation de ces deux manches. Stefano Domenicali, le patron de la Formule 1, s’est fixé comme échéance « mi-septembre 2026 » pour prendre une décision. Si la situation ne se stabilisera pas dans la région à cette date, l’annulation de ces deux Grand Prix ne fera que peu de doutes… A noter que le championnat d’endurance (le WEC) a dores et déjà annoncé que les épreuves au Qatar et à Bahrein ne seront pas courues (remplacées par Barcelone et Imola). Cependant, pas de décision encore côté Formule E ni WRC. Affaire à suivre donc, mais ce n’est qu’une question de temps…
12 épreuves prévues au calendrier de cette fin de saison de Formule 1 2026… pour l’instant !
Comme évoqué précédemment, et à l’heure où nous écrivons ces lignes, la Formule 1 n’a pas encore statué sur une annulation ou un report supplémentaire de courses. Ce calendrier de fin de saison de Formule 1 2026 est donc provisoire et pourra évoluer selon les annonces faites par la F1/FIA. Toutefois, on sait dores et déjà que le Grand Prix d’Arabie Saoudite (prévu à Jeddah) ne sera pas couru cette année (définitivement annulé), aucune solution de report n’ayant été trouvée pour accueillir cette manche.
Ce sont donc 12 épreuves qui attendront les pilotes à la rentrée (soit 23 Grand Prix sur 24 possibles), parmi lesquelles :
- 23 août : Grand Prix des Pays-Bas sur le circuit de Zandvoort
- 6 septembre : Grand Prix d’Italie sur le circuit de Monza (circuit où nous aurons la chance d’aller)
- 13 septembre : Grand Prix d’Espagne sur le tout nouveau circuit du Madring
- 26 septembre : Grand Prix d’Azerbaïdjan sur le circuit de Bakou (décalé au samedi, pour cause de fête nationale azérie)
- 4 octobre : Grand Prix de Bahrein sur le circuit de Sepang (Malaisie)
- 11 octobre : Grand Prix de Singapour sur le circuit de Marina Bay
- 25 octobre : Grand Prix des États-Unis sur le circuit des Amériques à Austin
- 1er novembre : Grand Prix de Mexico sur le circuit des frères Rodriguez à Mexico
- 8 novembre : Grand Prix de São Paulo sur le circuit d’Interlagos
- 21 novembre : Grand Prix de Las Vegas sur le circuit du même nom
- 29 novembre : Grand Prix du Qatar sur le circuit de Losail
- 6 décembre : Grand Prix d’Abu Dhabi sur le circuit de Yas Marina
Comme on peut le voir, un calendrier provisoire assez chargé, avec un enchaînement de 2 Grand Prix consécutifs en Italie et en Espagne, et 3 enchaînements de 3 Grand Prix en 3 semaines pour finir la saison (Bakou, Sepang et Singapour, puis Austin, Mexico et Interlagos, et enfin Las Vegas, Losail et Abu Dhabi). Autant vous dire que les pilotes et les équipes vont bien profiter de leurs vacances d’hiver…

Calendrier de fin de saison 2026 de Formule 1 : les rumeurs
Si l’annulation des Grand Prix du Qatar et d’Abu Dhabi se confirme, nous aurons donc 21 Grand Prix au lieu de 24 prévus. Il convient à la F1 de trouver une solution de repli pour assurer au moins 22 Grand Prix et limiter les pertes financières liées à ces reports/annulations. Tour d’horizon des différents scénarios envisagés, du plus probable au moins probable…
Imola, grand favori pour accueillir la fin de saison
Afin de finaliser le calendrier de fin de saison 2026 de Formule 1, une destination a émergé ces derniers temps et s’impose de plus en plus comme grande favorite en cas d’annulation des manches du Qatar et d’Abu Dhabi : Imola. Ecarté l’année dernière pour faire de la place au circuit de Madrid, le circuit italien serait, sauf retournement de dernière minute, le plan B idéal pour finir la saison. Un choix qui s’expliquerait pour les raisons suivantes :
- Le circuit est déjà certifié « Grade 1 » FIA, et n’aurait donc pas besoin de lourds travaux pour accueillir un Grand Prix
- Le circuit est situé en Europe, et permettrait un rapatriement facile du matériel pour les équipes (situées au Royaume Uni ou en Italie)
- Le circuit est disponible à cette période de l’année, ce qui n’est pas le cas de tous les tracés
- Stefano Domenicali, le patron de la F1, est né à Imola, ce qui peut aider pour négocier un Grand Prix
Si Imola venait à être choisi, cela constituerait donc une belle revanche pour ce tracé mythique, évincé du calendrier au profil de la capitale espagnole (décision pas très bien digérée d’ailleurs…). Par ailleurs, rouler sur ce circuit serait un véritable défi, car jamais un Grand Prix à Imola ne s’est déroulé aussi tardivement dans l’année (le plus tard fut le 1er novembre 2020), et pourrait entrainer des adaptations pour éviter des conditions de pistes trop fraîches/un soleil qui se couche tôt (report de l’heure de la course, adaptation des pneus…). Enfin, Imola serait le premier Grand Prix Européen à boucler une saison de F1 depuis… Jerez 1997. Soit une éternité…
Les sécnarios envisagés, mais moins probables
Autre candidat qui a tenu la corde raide en cas d’annulation et qui n’est plus le favori : Las Vegas. En effet, la F1 devant s’y rendre quoi qu’il arrive le weekend du 21 novembre, une volonté d’organiser une deuxième course dans la cité du jeu a fait grand bruit dans les paddocks, soit une autre épreuve dans la foulée. Cependant, cette rumeur a été écartée non seulement pour des raisons de prestige (organiser deux courses va forcément dévaluer la première, qui se doit rester unique) mais également pour des raisons d’organisation (il faudrait fermer à nouveau la ville pendant un weekend, ce qui ne serait pas du goût des hôtels et des casinos…).
Enfin, d’autres villes européennes ont été également citées : Istanbul et Portimão, tout deux au calendrier pour la saison 2027. Malheureusement pour certains fans turcs et portugais, ces deux destinations auront peu de chances d’accueillir un Grand Prix cette saison, car ces circuits ont lancé d’importants travaux de rénovation en vue des épreuves prévues l’année prochaine. Difficile donc de recevoir la F1 cette année comme il se doit…

Calendrier de fin de saison 2026 de Formule 1 : pourquoi maintenir 22 Grand Prix ?
On peut légitimement se poser la question : pourquoi la Formule 1 cherche à tout prix à organiser 22 Grand Prix, et ne veut pas se contenter de 20 courses ? La réponse, vous vous en doutez, est purement économique. En effet, comme vous le savez, chaque Grand Prix représente une source de revenus conséquente pour la discipline. Si on organise 20 courses au lieu de 24, cela va forcément peser sur les finances de la F1, et donc des écuries. La volonté, à travers cette décision, est surtout de réduire la casse financièrement, et de ne pas entraîner de baisse de revenus trop importante.
Pour vous aider à mieux comprendre, voici comment la Formule 1 génère des bénéfices, et ce qu’une réduction du nombre de courses impliquerait :
- Pour être au calendrier, les promoteurs de Grand Prix payent une somme annuelle à la F1, comprise entre 15 et 50 millions de dollars par course. On appelle cela les « frais de plateau » et ils sont généralement plus élevés pour les pays du golfe (donc le Qatar, Arabie Saoudite, Bahrein et Abu Dhabi, les fameux pays qui ne seront pas visités par la F1 cette année).
=> Si on supprime une course du calendrier, le chiffre d’affaires global de la FOM sera fortement impacté. D’où le fait de retarder la décision de l’annulation ou non, car 100 millions de dollars en moins (en plus des 50 millions perdus avec Jeddah), ce n’est pas rien…
- Pour diffuser les courses, les plus grandes chaines mondiales (comme Canal +, DAZN ou Sky Sports) versent de grosses sommes à la Formule 1. Le total représente environ 1/3 du chiffre d’affaires de la F1, soit leur première source de revenus. Dans les contrats conclus avec les diffuseurs, il y a un nombre minimal de course à diffuser, faute de quoi, des pénalités peuvent être appliquées.
=> Si on supprime une course du calendrier, la FOM devra rembourser une partie des droits aux diffuseurs, car contractuellement, elle doit assurer un nombre minimal de courses. Bien que les accords soient secrets, on se doute que ce chiffre doit être de 22.
- Durant les courses, de nombreux sponsors du monde entier achètent des espaces publicitaires, souvent pour la saison complète et pour un certain nombre de courses minimum, afin d’avoir une visibilité mondiale. Qui dit plus de course, dit plus d’audience et donc plus de visibilité.
=> Si on supprime une course du calendrier, cela fera moins de temps d’antenne pour les sponsors, donc moins d’impact pour les marques et donc moins d’argent versé à la FOM (même si ce sont des contrats à l’année, si tu es moins visible, tu voudras forcément renégocier ce que tu payes à la baisse)
- Enfin, une partie de l’argent engrangé par la FOM est redistribuée aux 11 équipes de la grille, sous forme de primes en fin d’année (le « prize money »). Cet argent va être notamment investi l’an prochain par les écuries pour améliorer la voiture, ce qui va leur permettre de gagner en rentabilité et de prendre de la valeur (surtout avec le « Budget Cap », qui contraint les équipes à ne pas dépasser un certain montant de dépenses)
=> Si on supprime une course du calendrier, cela fera moins d’argent à se partager entre les équipes, qui vont perdre en valeur. Si les équipes sont moins rentables, elles investiront moins et seront moins compétitives. Si elles sont moins compétitives, le produit va perdre en valeur. Un cercle vicieux en somme, que la F1 souhaite éviter…

Conclusion
Vous l’avez compris, même si de nombreuses dates sont confirmées, l’incertitude sur le calendrier de fin de saison de Formule 1 2026 reste de mise. La situation au Moyen-Orient n’aide pas, et la F1 s’active en coulisses pour trouver un dénouement propre à cette année si particulière. Une instabilité qui n’est pas du goût de l’écosystème F1, qui se doit de garantir un certain nombre de courses pour maintenir sa pérennité financière. Même si des solutions pourront être trouvées, cela ne sera pas sans conséquences sur les finances des écuries, et espérons que cela n’impacte pas trop la discipline…
Rappel du calendrier provisoire de cette fin de saison 2026 de Formule 1 :
- 23 août : Grand Prix des Pays-Bas sur le circuit de Zandvoort
- 6 septembre : Grand Prix d’Italie sur le circuit de Monza
- 13 septembre : Grand Prix d’Espagne sur le circuit du Madring
- 26 septembre : Grand Prix d’Azerbaïdjan sur le circuit de Bakou
- 4 octobre : Grand Prix de Bahrein sur le circuit de Sepang
- 11 octobre : Grand Prix de Singapour sur le circuit de Marina Bay
- 25 octobre : Grand Prix des États-Unis sur le circuit des Amériques à Austin
- 1er novembre : Grand Prix de Mexico sur le circuit des frères Rodriguez à Mexico
- 8 novembre : Grand Prix de São Paulo sur le circuit d’Interlagos
- 21 novembre : Grand Prix de Las Vegas sur le circuit urbain de Las Vegas
- 29 novembre : Grand Prix du Qatar sur le circuit de Losail
- 6 décembre : Grand Prix d’Abu Dhabi sur le circuit de Yas Marina
Et vous, que pensez-vous de cette incertitude sur le calendrier de fin de saison de Formule 1 2026 ? Pensez-vous que le Qatar et abu Dhabi vont rester au calendrier ? N’hésitez pas à en débattre dans les commentaires 🙂




