Les vacances sont enfin là, du moins pour les pilotes et les écuries de Formule 1 (et peut‑être pour vous aussi, si c’est le cas profitez bien…). Après l’arrivée du Grand Prix de Hongrie, le paddock peut souffler un peu et profiter d’un repos bien mérité après 11 courses intenses. Avec cette pause estivale qui s’ouvre, c’est le moment idéal pour dresser un bilan de mi‑saison de ce championnat de Formule 1 2026. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser aux pilotes, principaux protagonistes de cette première moitié d’année.
Dans cet article, nous allons voir ensemble les pilotes qui nous ont déçus, ceux dont on attend beaucoup en deuxième partie de saison après une première partie intéressante, ainsi que les satisfactions de cette saison.
Cette nouvelle réglementation, on en pense quoi finalement ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet avec les pilotes, nous ne pouvions pas commencer ce bilan de mi saison 2026 de Formule 1 sans évoquer la nouvelle réglementation apparue cette année. Nous avions quelques craintes avant le début de saison, elles se sont finalement confirmées, au plus grand dam de la FIA et des spectateurs. Commençons par le positif : le règlement aérodynamique est pour l’instant une bonne chose, avec des voitures plus légères, plus agiles et plus maniables. Finis les « paquebots » et les voitures à effet de sol, on retrouve des voitures de course. On est pas encore au niveau des années 2000, mais on salue l’effort.
Néanmoins, on ne peut pas évoquer cette nouvelle réglementation sans évoquer le fiasco sur la partie moteur du règlement. Avec une répartition 50% thermique et 50% électrique de ces nouvelles unités de puissance, les voitures sont désormais beaucoup trop dépendantes de la partie électrique. Preuve en est avec le phénomène de « supper clipping », à savoir une perte de vitesse en ligne droite quand le moteur thermique (moins puissant qu’avant) prend le relais du moteur électrique, qui nuit au spectacle actuel. Cela oblige même la réalisation à masquer les vitesses de pointe des pilotes pour cacher le problème (mais personne n’est dupe).
Autre « effet pervers » de cette répartition 50/50 : l’utilisation de la batterie. Trop rapidement visée sur les circuits où il y a peu de freinages ou déployée sans que le pilote n’ait à intervenir, elle cause bien des problèmes et nuit à la lisibilité du spectacle en piste. Nous avons ainsi désormais affaire à une course de gestion de batterie plutôt qu’une course de bravoure, avec des dépassements peu naturels (le yo-yo racing). Un écueil qui a conduit la FIA à modifier son règlement après 3 courses afin d’atténuer le phenomène. Est ce que cela sera suffisant ? Affaire à suivre en deuxième partie de saison et les années à venir…

Bilan de mi saison de F1 2026 : les déceptions
Commençons tout d’abord par le négatif avec les principaux pilotes qui nous ont déçus dans cette première partie de saison. En espérant ne plus les revoir dans cette catégorie lors de notre bilan de fin de saison…
George Russell, un favori au costume trop grand
Flashback : 8 mars 2026, George Russell s’impose en patron à l’issue de la première course de la saison en Australie. Un véritable récital qui annonce une saison 2026 royale pour le pilote anglais, qui s’empare de la tête du championnat et personne ne doute de son statut d’ultra favori grâce à une Mercedes imbattable. Depuis ? Une descente aux enfers assez impressionnante, ponctuée notamment de 2 abandons, d’un zéro pointé à Monaco, une humiliation par son coéquipier sur les terres monégasques, et une seule autre victoire à son actif en Autriche (qui plus est, controversée). C’est peu, surtout quand on est le grandissime favori à la victoire finale cette saison.
Outre la malchance qu’il ne faut pas nier (problèmes de fiabilité et de logiciels sur sa voiture), on a senti un George Russell perdre progressivement le fil de cette saison et se faire dominer par son coéquipier au fur et à mesure des courses. Avec pour point d’orgue Kimi Antonelli qui lui prend un tour à Monaco. On sent que Russell a perdu son statut de numéro 1 au sein de l’écurie Mercedes. Certes 59 points de retard à la mi saison, ce n’est pas rédhibitoire, mais on a l’impression que le britannique ne trouve pas de solution contre son jeune coéquipier italien, et qu’il n’arrive pas à s’adapter à cette nouvelle réglementation.
On attend un réveil de George Russell en cette deuxième partie de saison, surtout quand cela fait 8 saisons qu’on roule en F1 (dont 5 dans l’écurie Mercedes, contre 2 pour son jeune coéquipier italien)…
Carlos Sainz et Alex Albon, de héros à zéros
Si le début de saison de Carlos Sainz et d’Alex Albon devait se résumer à un plat, cela serait sûrement la soupe à la grimace. En effet, les deux pilotes sont clairement en deçà des attentes dans cette saison 2026 de Formule 1. D’ailleurs, ils en sont parfaitement conscients, et montrent déjà des signes d’agacement en conférence de presse. Avec respectivement 6 points pour l’espagnol et 5 points pour le thaïlandais, on ne s’attendait pas à les voir à pareille défaite, surtout après une saison 2025 réussie et qui laissait présager une grande saison 2026. Malheureusement, la réalité peut être parfois si cruelle…
Au delà des signes d’agacement, on sent surtout deux pilotes en manque de solutions, qui ne peuvent que se battre pour les places d’honneur (et parfois sans prendre en compte les drapeaux en piste). Une statistique qui fait mal : aucun des deux pilotes n’a atteint la Q3 cette saison, et la meilleure place des 2 pilotes fut une 8e place à Monaco. Avec un peloton aussi regroupé cette saison et les évolutions régulières apportées par les concurrents, difficile de viser raisonnablement les points quand on a du mal de s’extirper ne serait-ce que de la Q1…
Une mauvaise première partie de saison, à l’image de leur équipe finalement…

Oscar Piastri, et si 2025 n’était toujours pas digéré ?
Après l’effondrement en fin de saison 2025 et la perte du titre pilotes au profit de Lando Norris, on attendait un Oscar Piastri revanchard pour débuter cette saison 2026 de Formule 1. Sa McLaren MC40 en a malheureusement décidé autrement, avec deux « DNS » (Did Not Start, ou « non partant ») sur les deux premières courses (dont son Grand Prix à domicile) ! De quoi démotiver le pilote ? Pas vraiment : avec une 2e place au Grand Prix suivant (au Japon) et une 3e place à Miami, on se disait que l’australien avait enfin eu un déclic et qu’il avait enfin lancé sa saison…
Malheureusement pour Oscar Piastri, même s’il possède un bilan positif face à son coéquipier Lando Norris en course (6 à 5), il souffre un peu plus en qualifications (7 à 4 en faveur du britannique) et est d’une irrégularité assez problématique. De quoi conforter encore son statut de numéro 2, malgré une saison également délicate pour son coéquipier. Ce qu’il s’est passé en Hongrie est le principal résumé de la saison : un Piastri en manque de rythme face à Norris, et qui a tendance à subir ce nouveau règlement et sa voiture.
On attend donc une meilleure deuxième partie de saison pour l’australien, et qu’il domine de nouveau son coéquipier…
Valtteri Bottas, un redémarrage qui laisse à désirer
Bien entendu, il convient de pondérer notre critique pour Valtteri Bottas, le pilote finlandais n’ayant pas roulé en 2025 et se trouvant dans une nouvelle équipe qui part de zéro. Cependant, on sent un Bottas beaucoup moins fringuant que son coéquipier Sergio Perez, qui lui aussi était sur la touche en 2025. Avec 6 abandons côté finlandais, contre 4 pour le mexicain, on a connu mieux comme retour en Formule 1, surtout quand votre coéquipier était à deux doigts (ou à une pénalité) de marquer les premiers points de l’historie de Cadillac à Monaco.
Même si le projet Cadillac est encore balbutiant (avec beaucoup de problèmes de fiabilité), il est difficile pour l’instant de trouver des motifs de satisfaction dans le clan Bottas dans ce bilan de mi saison de Formule 1 2026. Le pilote finlandais est certes encore sous contrat jusqu’à fin 2027 avec l’écurie américaine, mais s’il ne montre pas un meilleur visage, il se pourrait bien qu’il dise adieu à la Formule 1, cette fois pour de bon… De nombreux pilotes sont d’ailleurs cités dans les rumeurs de transfert pour être le coéquipier de Checo Perez. Affaire à suivre donc !

Bilan de mi saison de Formule 1 2026 : les pilotes à surveiller
Il est temps désormais de voir ensemble les principaux pilotes qui seront intéressants à observer en deuxième partie de saison. Ils pourraient jouer un rôle important pour leurs équipes respectives, voire ne plus revenir l’année prochaine…
Esteban Ocon, un pilote qui joue son avenir dès fin août
Voici un pilote qui aurait pu être placé dans la catégorie des déceptions de ce bilan de mi saison de F1 2026 : Esteban Ocon. En effet, avec seulement 3 points au compteur, il est difficile de trouver des motifs de satisfaction pour le pilote français, qui est clairement sur une pente dangereuse depuis la fin de saison dernière. Esteban est clairement dominé par son coéquipier et ne semble pas trouver de solutions pour renverser la vapeur. Preuve en est avec les chiffres : Oliver Bearman mène 6 à 2 en termes de Grand Prix finis l’un devant l’autre, et 7 à 4 pour les qualifications. Même si le jeune anglais est promis à un brillant avenir, la comparaison n’est pas flatteuse…
Pourtant, Esteban Ocon n’y est pas pour grand chose, et les derniers Grand Prix ont tendance à lui donner raison. Preuve en est, Oliver Bearman n’y arrive plus (aucun point marqué depuis le Canada, soit fin mai) et on commence à se rendre compte dans l’écurie américaine que les problèmes rencontrés par le français ont des conséquences sur Bearman. Tout comme l’importance des évolutions dans une saison de F1… Il va falloir s’accrocher pour notre français, car même s’il affiche une attitude positive et tente de trouver des solutions, son contrat se termine à l’issue de cette saison. D’ailleurs on entend de nombreux noms pour le remplacer, ce qui n’est jamais bon signe…
La deuxième partie de saison de F1 sera l’occasion pour Ocon de se remobiliser et de montrer qu’il a encore sa place en F1. Une place de plus en plus en sursis…
Max Verstappen, partira ? partira pas ?
Voici un autre pilote qui pourrait ne pas être au départ de la saison 2027 de Formule 1, mais pour d’autres raisons : Max Verstappen. Se plaignant de la nouvelle règlementation 2026 depuis… 2023, le néerlandais continue d’être particulièrement virulent avec cette génération de monoplaces malgré les correctifs apportés. Même si le bilan à mi saison 2026 n’est pas si catastrophique pour le pilote Red Bull, il est en deçà de ses attentes, avec seulement 4 podiums en 11 courses (et aucune victoire). Au delà des difficultés rencontrées avec sa voiture, Verstappen ne semble pas écouté dans l’écurie Red Bull, et cela est problématique quand vous êtes un quadruple champion du monde de F1.
Ce qui pourrait faire basculer Max Verstappen dans son choix, au delà des changements annoncés par la FIA, ce sont les performances de sa voiture. Actuellement, Red Bull est 4e au championnat constructeur et en difficulté avec son châssis. Une situation qui ne donne clairement pas satisfaction aux pilotes de la firme autrichienne et qui doit changer pour espérer garder le quadruple champion du monde. Dans le cas contraire, il est fort probable de voir un pilote néerlandais quitter son écurie de toujours, qui a énormément changé depuis quelques années. Pour de bon ?
Quoi qu’il en soit, la deuxième partie de saison sera décisive pour la suite de la carrière F1 de Max Verstappen : transfert chez McLaren ? Retrait de la F1 ? Le doute est permis…

Fernando Alonso, stop ou encore ?
Nous continuons notre liste de pilotes qui peuvent quitter le monde de la Formule 1 dès la fin de la saison avec Fernando Alonso. Pour une raison d’âge cette fois, l’espagnol ayant tout juste fêté ses 45 ans fin juillet et est devenu papa récemment. Au delà de l’âge, l’espagnol n’apprécie pas cette nouvelle règlementation, et a admis en Hongrie ne plus ressentir autant de plaisir à piloter une F1 qu’avant. Serait-ce également dû aux performances faméliques de son Aston Martin, annoncée pourtant comme favorite pour le titre constructeurs 2026 avant le début de saison ?
En effet, l’écurie britannique a complètement raté son début de saison, avec un moteur ne parvenant pas à terminer les premiers Grand Prix et un châssis trop extrême qui reléguaient Alonso et Stroll derrière les Cadillac ! Un affront sur le point d’être gommé, et une lueur d’espoir entrevue en Hongrie grâce aux évolutions apportées sur la voiture permettant désormais aux deux pilotes de se battre dans le peloton. Suffisant pour retenir Alonso la saison prochaine (le pilote espagnol étant en fin de contrat à la fin de la saison) ? Le mystère plane encore…
La question à 1 000 000€ : combien d’années restent à Fernando Alonso en Formule 1 ? Retraite en fin de saison, ou encore un an ? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires…
Charles Leclerc, peut-il aller jouer le titre ?
Oui, nous avons décidé de placer Charles Leclerc parmi les pilotes à surveiller, et pas forcément parmi les satisfactions. Cela peut faire froncer des sourcils, mais c’est assez logique, tant le monégasque a connu une saison « up and down » comme dirait nos amis anglophones. Le bilan est assez bon pourtant : 1 victoire à Silverstone, 4 podiums, mais pourrait être meilleur. On pense notamment à cette Ferrari qui n’a pas donné pleine satisfaction sur des circuits sinueux comme Monaco ou la Hongrie et quelques erreurs par ci par là, comme un départ chaotique en Autriche ou un Grand Prix de Miami assez insipide.
Ce qui interpelle surtout dans le bilan de mi saison 2026 du pilote monégasque, c’est ce trou d’air (habituel diront certains) entre le Canada et la Grande Bretagne. Le pilote Ferrari s’est en effet plaint à de nombreux reprises de ses freins, et cela a pesé sur ses performances. Preuve en est comptablement avec deux abandons consécutifs à Monaco (nous y étions hélas) & à Barcelone et une piteuse 8e place en Autriche. Fort heureusement, Leclerc s’est repris à Silverstone, mais le trou est fait avec la tête de championnat (-81) et surtout avec son coéquipier Lewis Hamilton (-31)… Ce n’est pas fini, mais c’est mal parti !
La deuxième partie de saison de Leclerc sera très intéressante à observer : va-t-on assister à une prise de pouvoir du monégasque ? Ou au contraire va-t-on le sacrifier pour permettre à Hamilton de jouer le titre ? Affaire à suivre…
Lando Norris, le champion qui se reprend
Nous avions placé Oscar Piastri parmi les déceptions, nous allons placer Lando Norris dans notre bilan de mi saison 2026 comme pilote à suivre dans cette deuxième partie de saison. Avec sa victoire en Hongrie, l’anglais a confirmé le regain de forme de l’écurie papaye, et s’est offert un bon bol d’air dans une première partie de saison assez compliquée. En effet, 2026 fut marquée chez McLaren par des problèmes de fiabilité (où l’écurie papaye était en retard sur le développement) et 3 zéro pointés (un DNS en Chine, et deux abandons au Canada et à Monaco). Mais tout de même 3 podiums, et une victoire en course sprint à Miami… Pas si mal me direz vous !
Avec seulement 10 points retard sur le 4e Charles Leclerc et 91 points sur le leader du championnat Kimi Antonelli, Norris n’a pas dit son dernier mot et reste en course malgré les incidents mécaniques et les retards de développement. Le champion du monde 2025 (oui, on a tendance à l’oublier) reprend du poil de la bête à l’image de son écurie, et peut clairement jouer les troubles fêtes dans cette deuxième partie de saison avec une voiture revigorée ces dernières courses. Son statut de numéro 1 dans l’écurie confirmé, il peut partir en chasse des pilotes devant. Avec pourquoi pas d’autres victoires ?
Ce qui est sûr, c’est que Lando ne lâchera rien, et ça pourrait rebattre les cartes au championnat…

Bilan de mi saison de F1 2026 : les satisfactions
Gardons le meilleur pour la fin avec les principales satisfactions de cette première partie de saison. Contrairement aux pilotes qui faisaient partie des déceptions, nous espérons les revoir dans cette catégorie pour notre bilan de fin de saison…
Kimi Antonelli, un leader serein et peu chahuté
Commençons cette rubrique avec le leader du championnat du monde, qui possède 50 points d’avance sur son dauphin (Lewis Hamilton) et 59 points d’avance sur son coéquipier (George Russell) : Kimi Antonelli. Le jeune pilote italien nous a fait forte impression tout au long de cette première partie de saison, bien aidé certes par une Mercedes au dessus du lot, mais qui convient mieux à son style de pilotage. Cependant, et malgré le fait qu’il ne s’agisse que de sa deuxième saison de F1, il a dominé de la tête et des épaules le championnat et son coéquipier, en affichant un caractère de champion et en performant comme il se doit (notamment à Monaco).
Les statistiques sont éloquentes : 6 victoires (dont 5 de suite !), 9 podiums, le tout en 11 courses. Serait-ce une saison de champion 2026 de F1 ? Pas si vite, la fiabilité lui a malheureusement fait défaut à deux reprises (à Barcelone et à Silverstone), un problème récurrent chez Mercedes cette année. Et alors qu’on aurait pu penser à une reprise de pouvoir de George Russell après l’Autriche, Antonelli a su gérer ses moments faibles pour s’imposer de nouveau en Belgique et faire un bon résultat en Hongrie (circuit où la Mercedes n’était pas à la fête). Avec, s’il vous plaît, un état d’esprit remarquable, digne d’un leader ayant au moins 6 saisons dans les pattes. Grande Kimi !
Ainsi, nous en faisons désormais un favori au titre pilotes pour cette saison 2026, en espérant qu’il ne craque pas comme Oscar Piastri…
Lewis Hamilton, le retour du roi !
Qui aurait cru que Lewis Hamilton revienne dans la bataille pour le titre pilotes après une saison 2025 assez compliquée ? Nous peut être, étant supporters Ferrari ^^ Plus sérieusement, l’anglais a mangé son pain noir en arrivant chez les rouges pendant une année et s’est refugié dans le travail, qui finit par porter ses fruits ! Les statistiques de cette saison sont plutôt intéressantes : 5 podiums (dont 3 de suite) dont 1 victoire magistrale à Barcelone, la première pour la Scuderia depuis le Mexique 2024 (et la première pour Lewis en rouge). La victoire est revenue, et le sourire sur son visage aussi…
Ce qui est frappant avec Lewis Hamilton, c’est la différence d’état d’esprit par rapport à 2025. On sent un pilote qui a retrouvé l’envie de se battre et qui sent que la victoire finale est possible. Bien aidé également par un changement d’ingénieurs dans son clan, et un meilleur état d’esprit côté Ferrari (où on ose davantage). Ce n’est d’ailleurs pas anodin s’il se retrouve dauphin de Kimi Antonelli à 50 points seulement, à deux victoires du jeune italien. Petit bémol toutefois : les 3 derniers Grand Prix avant la trêve ont été marqués par une pénalité systématique pour Hamilton, ce qui lui a fait perdre des points bêtement. Un détail qui peut compter lors du sprint final.
Petit message à Kimi Antonelli, tu vas devoir finir le travail mon garçon, car on ne joue pas avec un champion comme Lewis Hamilton… S’il sent qu’il peut gagner, il va y aller à fond, et ne va pas flancher…

Arvid Linblad, ce rookie est un sacré numéro !
Direction désormais l’écurie Racing Bulls avec le seul rookie de la saison 2026 de F1 : Arvid Linblad. Et quel rookie me direz vous ! Certes, l’anglais est derrière son coéquipier néo-zélandais avec 20 points d’écart, mais il convient de rappeler qu’il s’agit de sa première saison de Formule 1, dans une saison avec une nouvelle règlementation. Et pour une première, il affiche une pointe de vitesse très intéressante, et a su notamment dompter des classiques de ce championnat du monde de F1, avec deux belles 7e place à Monaco et à Silverstone.
La pointe de vitesse de ce garçon se voit surtout en qualifications. Le britannique tient tête à son coéquipier si on prend le score « face à face » dans cette épreuve si compliquée, avec un 6 à 5 en faveur de Liam Lawson. Pour la course c’est un peu plus compliqué (7 à 2 en faveur de Lawson), mais c’est très encourageant pour la suite, en terminant 7 fois dans les points (dont 6 fois consécutivement). Il a d’ailleurs eu le privilège de recevoir en avant première une évolution sur sa voiture à Spa après avoir battu son coéquipier en qualifications à Silverstone, preuve de la confiance de son équipe envers lui.
L’enjeu pour Linblad est donc de continuer sur cette lancée et de ne pas se mettre la pression inutilement. Avec, on espère, encore de beaux résultats sur des Grand Prix mythiques…
Liam Lawson, l’homme qui mérite un baquet pour l’année prochaine
On parlait d’Arvid Linblad dans le paragraphe précédent, mais on peut également citer son coéquipier Liam Lawson parmi les satisfactions de la saison côté pilotes. En effet, le néo-zélandais est dans la forme de sa vie, après, on le rappelle, avoir été évincé de Red Bull la saison dernière au profit de Yuki Tsunoda (et pour la fin qu’on connaît). Lawson a réalisé de super Grand Prix tout au long de la première partie de saison, avec peu d’erreurs, avec notamment deux splendides 6e place à Monaco et à Silverstone.
Fait intéressant à noter, Liam Lawson n’a terminé que 3 fois en dehors des points en 11 Grand Prix, avec une contre performance en Australie (alors que Linblad rentrait dans les points), un abandon à Miami et une douzième place en Belgique (alors que Linblad finissait 9e). On a donc affaire à une certaine régularité/solidité le dimanche qui est beaucoup regardée par les autres équipes… et très appréciée ! Avec il faut le dire un pilotage musclé pour se défendre de son coéquipier quand il le faut. Des batailles heureusement sans gravité…
Comme pour Arvid Linblad, nous vous souhaitons monsieur Lawson de continuer sur cette lancée pour prouver à votre équipe que vous méritez votre place en F1. Car, hélas, la concurrence est forte derrière (bonjour monsieur Tsolov)…
Isack Hadjar, aussi appelé Monsieur Régularité !
Terminons notre tour des satisfactions par notre Isack Hadjar national, qui réalise une saison assez intéressante au volant d’une Red Bull compliquée à piloter. Malgré les problèmes de fiabilité (avec 2 abandons sur les 4 premières courses), le français se classe à la 8e place du championnat pilotes à 41 points de son coéquipier Max Verstappen. Il s’agit tout simplement de la meilleure performance d’un deuxième pilote Red Bull depuis Daniel Ricciardo en 2018 (qui avait devancé le néerlandais de 13 points) après 11 courses. Ainsi, entre 2018 et 2025, aucun pilote Red Bull n’avait réussi à maintenir un écart aussi faible avec le quadruple champion du monde… Cocorico.
Ce qui fait plaisir à voir, c’est qu’Isack Hadjar a su faire fi des problèmes sur sa voiture pour marquer des points de façon régulière. Après 4 premiers Grand Prix assez compliqués (une seule 8e place en Chine), le français est devenu « Monsieur Régularité » en finissant dans les points les 7 Grand Prix suivants, et jamais au delà de la 6e place. Un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis un certain… Alain Prost ! Quand on sait que le surnom d’Isack est « Le Petit Prost », ça doit lui faire quelque chose… Et qui sait, peut être qu’il deviendra le leader de cette écurie si Max Verstappen venait à partir ?
On espère voir un Isack Hadjar encore performer dans cette deuxième partie de saison. Avec une meilleure voiture si possible…

Les mentions honorables
Bien entendu, nous ne pouvons pas parler de tous les pilotes, car cet article est déjà suffisamment fourni (et on vous remercie d’avoir lu jusque là), d’autant plus avec 22 pilotes sur la grille. De plus, certains pilotes peuvent être difficilement évalués en raison d’une voiture peu compétitive (c’est le cas de Lance Stroll ou Pierre Gasly), et il ne serait pas « fair-play » de leur en tenir rigueur.
Toutefois, on peut saluer certains pilotes dans les mentions honorables comme les deux pilotes Audi (Nico Hulkenberg et Gabriel Bortoleto), qui ont réussi à rentrer dans les points en fin de première partie saison avec une voiture qui s’améliore. Mention également à Franco Colapinto et Oliver Bearman, deux pilotes qui sont au coude à coude au championnat pilotes. Quand l’un doit se battre avec sa voiture pour performer (Colapinto), l’autre est en difficulté en cette fin de première partie de saison à cause d’évolutions qui se font attendre (Bearman).
Conclusion
Bien que cette nouvelle règlementation laisse à désirer sur le plan moteur, et malgré la grosse coupure suite à l’annulation des GP de Bahrein et de Jeddah, cette saison de F1 2026 a fini par démarrer et à nous offrir un scénario assez intéressant. Avec une incertitude supplémentaire apportée par les soucis de fiabilité rencontrés ça et là par les constructeurs, qui peut rabattre les cartes en cette fin de saison et nous réserver des surprises.
On espère que le suspense va continuer jusqu’au bout, que la fin de saison sera belle… et que la réalisation va s’améliorer (car oui, cela fait partie d’un des points noirs de la saison) ! Bon repos messieurs, et on se revoit à Zandvoort 🙂
A lire également : bilan mi saison 2026 côté constructeurs
Et vous, qu’avez vous pensé de cette première partie de saison de F1 ? Quels pilotes vous ont déçus ou impressionnés à mi saison ? N’hésitez pas à en débattre dans les commentaires 🙂




