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Grand Prix du Canada de F1 2026 : Russell, réaction attendue !

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A l’arrivée de chaque course de Formule 1, We Are Checking vous propose de revenir sur un fait marquant de l’épreuve écoulée. Aujourd’hui, direction le Canada pour revenir sur le weekend de George Russell lors du Grand Prix du Canada de Formule 1 2026. Le pilote Mercedes a connu des fortunes diverses, entre grands moments de bonheur et grandes désillusions. Retour sur un Grand Prix où le pilote britannique aurait pu revenir au championnat sur son coéquipier, mais a finalement perdu de gros points dans la bataille pour le titre.

En arrivant en terres Montréalaises en ce weekend de Grand Prix du Canada de F1 2026, George Russell se sait dans une situation inconfortable. Relégué à 20 points de son jeune coéquipier italien, Kimi Antonelli, le pilote britannique sent le contrôle du championnat (et de l’équipe) lui échapper, après notamment une contre performance au Grand Prix de Miami (4e place) contre trois victoires consécutives pour son coéquipier. Alors, en ce weekend de course, le premier depuis 3 semaines, une réaction est fortement attendue !

Des essais libres discrets avant une qualification sprint sur le fil

Ce vendredi à Montréal, Mercedes a amené des évolutions sur sa voiture afin de contrer le rebond de la concurrence, et notamment des McLaren. Weekend sprint oblige, la séance d’essais libres 1 fut la seule séance où les pièces pouvaient être testées, ce qui a entraîné peu de roulage. Qu’a cela ne tienne, le pilote britannique se classa 2e, à 1 dixième de son coéquipier Kimi Antonelli, dans une séance marquée par de nombreux drapeaux rouges et qui a contraint la direction de course à augmenter sa durée pour obtenir des essais convaincants pour tous.

Convaincante, c’est le mot pour décrire la qualification sprint de George Russell dans ce Grand Prix du Canada 2026 : une pôle position acquise à 68 millièmes de son coéquipier, dans une séance où les pilotes Mercedes ont mis 3 dixième à la concurrence sans trop sourciller. Le boulot était fait, mais la concurrence se rapproche au fil des Grand Prix, avec notamment les McLaren en tête de file ou encore Lewis Hamilton qui s’illustra en SQ1 sur un tracé qu’il apprécie particulièrement bien (7 victoires au total, dont sa première en 2007).

Une course sprint pour rappeler qui est le patron

Une fois l’extinction des feux et les voitures lancées, la course sprint ne fut pas le long fleuve tranquille qu’elle est habituellement. Bien au contraire, ce fut une bataille à couteaux tirés entre George Russell et Kimi Antonelli. En plissant les yeux, on se serait revus au Grand Prix du Canada l’année dernière, avec un duel Norris – Piastri (qui avait toutefois mal terminé). Un duel qui tourna à l’avantage de George Russell, qui usa de sa malice et son vice/expérience pour écarter son jeune coéquipier (illicitement selon certains) de la victoire.

La menace Antonelli écartée, il fallait désormais résister à Lando Norris. Le pilote McLaren avait du rythme et se montrait très pressant en fin de course, alors que George Russell était en manque de rythme. Fort heureusement pour le pilote Mercedes, Norris ne trouva pas la faille et il franchit la ligne en premier. Le jeune italien compléta le podium après avoir été mis en difficulté par son coéquipier et perdu une place suite à l’incident entre les deux pilotes Mercedes au début du 6e tour.

A noter que cette course sprint a échauffé les radios comme jamais cette saison, avec un Kimi Antonelli fou de rage d’avoir été tassé par son coéquipier et qui a réclamé maintes et maintes fois une pénalité (et qui a dû être calmé par le patron de Mercedes – Toto Wolff). Pas d’enquête à l’arrivée (surprenant de la part de la direction de course), une poignée de main bien fraiche et des interviews glaçantes qui montrent que les combats pour le titre et la place de numéro 1 en interne sont bien lancés.

Une pôle acquise à l’arrachée…

Passons la course sprint. Il faut calmer les esprits et repartir au combat pour les séances de qualifications pour la course qui compte : le Grand Prix du Canada du dimanche. Et comme à la parade, on retrouva les deux Mercedes à la lutte pour la pôle, dans des qualifications ultra serrées qui ont vu notamment Isack Hadjar signer le meilleur temps de la Q2. Avec cette piste froide et peu gommée, bien malin qui pourra prédire qui sera le poleman, où les derniers tours voient les pilotes améliorer considérablement.

Et dans ce scénario là, c’est le pilote britannique qui obtint une dernière chance de se retrouve en pole position, et qui y parvint, pour… 68 millièmes ! Oui, vous avec bien lu, le même écart sur son jeune coéquipier que pendant la qualification sprint ! Un tour incroyable sorti de nulle part qui confirme à ce moment là que le pilote britannique a repris l’ascendant sur Antonelli, sur une piste qui lui convient bien (victorieux l’année dernière il faut le rappeler), et qu’il faudra compter plus que jamais sur lui pour la victoire finale.

… avant un dénouement cruel et regrettable

Une formidable bataille entre les deux favoris…

Mais comme le dit l’adage, ce n’est pas la qualification qui rapporte des points mais la course. Et en ce dimanche de course au Grand Prix du Canada, sous un ciel menaçant, George Russell se fait surprendre au départ par Kimi Antonelli et surtout Lando Norris qui lui chipe la première place. Malgré une nouvelle palette d’embrayage, les Mercedes ont encore une fois manqué leur départ (notamment Russell qui va bien patiner et voir son régime moteur tomber trop bas), pour le plus grand bonheur du pilote McLaren. Une réjouissance de courte durée pour l’écurie papaye, les deux pilotes étant en pneus intermédiaires sur… un tracé sec !

Avec cette grosse erreur stratégique qui impose à Norris de repasser aux stands, les deux Mercedes vont se débarrasser rapidement d’un concurrent sérieux et la lutte fratricide peut enfin commencer. Et à ce petit jeu, les coéquipiers vont livrer une superbe bataille qui rappellerait Bahreïn 2014 (avec Lewis Hamilton et Nico Rosberg chez… Mercedes). Un Russell autoritaire va récupérer la première place, avant de la céder à l’épingle du casino à plusieurs reprises, puis la reprendre. Beaucoup d’erreurs de la part des deux pilotes (notamment de jeunesse pour Antonelli) qui vont faire trembler la maison allemande et faire rappeler de mauvaises heures (Barcelone 2016).

… qui a tourné court à cause d’une batterie défecteuse

Malheureusement pour George Russell, ce n’est pas son talent de pilotage pour tenir à l’écart Kimi Antonelli ou une erreur fatale de son coéquipier qui vont siffler la fin de la récré, mais un problème de batterie qui va le contraindre à l’abandon. Un scénario cruel et rageant pour le pilote britannique, qui avait globalement dominé son coéquipier du weekend. Tout s’effondre pour Russell au 30e tour, qui était dans le match pour un doublé au Grand Prix du Canada (qui aurait été mérité), mais qui a été trahi par la fiabilité de ses nouvelles voitures.

Ce n’est d’ailleurs pas le seul à ne pas avoir rallié l’arrivée. On dénombre en effet ce dimanche pas moins de 6 abandons, dont Arvid Linblad qui n’a même pas pu prendre le départ (et qui a causé une pagaille monstre à l’extinction des feux) ou encore Lando Norris, trahi par sa boite de vitesses. Au contraire d’un Kimi Antonelli, qui, débarrassé de son encombrant coéquipier, a filé vers la victoire sans sourciller pour la 4e fois de la saison. Complètent le podium après une formidable bataille Lewis Hamilton (meilleur résultat chez Ferrari et méritant au vu de son weekend) et Max Verstappen (premier podium de la saison après des qualifications moyennes).

Le point sur le championnat après le Grand Prix du Canada de F1 2026

Avec sa 4e victoire en 5 courses, Kimi Antonelli creuse l’écart sur George Russell au championnat. Le pilote italien compte désormais 43 points d’avance sur le pilote britannique, et 56 sur le 3e Charles Leclerc, soit presque deux victoires d’avance. Fait intéressant, Antonelli devient le premier pilote à l’emporter 4 fois consécutivement après avoir signé sa première victoire, une statistique folle qui le place déjà parmi les grands favoris au titre suprême et peut être parmi les grands de ce sport.

Bien entendu, rien n’est rédhibitoire à ce stade de la saison, il reste encore de nombreuses manches à disputer. Toutefois, George Russell n’a pas perdu que des points comptables dans ce Grand Prix du Canada 2026 : il a aussi perdu des points dans la bataille psychologique sur son coéquipier pour savoir qui sera le numéro 1 dans l’équipe. Alors qu’il aurait pu revenir à 11 points de son rival italien, George Russell voit l’écart s’accentuer, et le vent tourner en sa défaveur. Définitivement ? Les prochaines épreuves nous le diront…

 

Résumés précédents :

Prochain rendez vous de la saison : Grand Prix de Monaco – dimanche 7 juin à 15h (heure française)

Et vous, qu’avez vous pensé du Grand Prix du Canada de F1 2026 et du weekend contrasté de George Russell ? N’hésitez pas à débattre dans les commentaires 🙂

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