Accueil / Safety Car en Formule 1 : définition et fonctionnement

Safety Car en Formule 1 : définition et fonctionnement

« Back to Glossary Index

La Safety Car, ou voiture de sécurité, est un véhicule déployé en Formule 1 lorsqu’un incident ou une situation dangereuse nécessite de neutraliser temporairement la course pour permettre aux commissaires de piste d’intervenir sur le circuit en toute sécurité. Les pilotes doivent alors ralentir et se regrouper derrière la Safety Car jusqu’à ce que les conditions permettent de reprendre la course normale. Une fois le danger écarté, la voiture de sécurité rentrera aux stands et la course pourra reprendre.

Qu’est-ce que la Safety Car en Formule 1 ?

La Safety Car est, comme son nom l’indique, une voiture utilisée pour sécuriser la course lorsqu’il est nécessaire de réduire fortement la vitesse des monoplaces sur la piste, car il y a une zone dangereuse sur le circuit. Elle peut notamment être déployée après un accident, lorsqu’une voiture immobilisée doit être évacuée ou lorsque des débris ou d’autres éléments pouvant représenter un danger doivent être retirés de la piste. Elle n’est pas un instrument de spectacle, mais bien de sécurité : quand le directeur de course la déploie, il y a un élément sur la piste qui ne permet pas de rouler à grande vitesse.

La FIA prévoit également son utilisation dans certaines situations météorologiques extrêmes, comme des trombes d’eau pouvant s’abattre sur le circuit, et rendant la visibilité insuffisante pour rouler dans des conditions normales.

Comment fonctionne la Safety Car en Formule 1 ?

Lorsque la Safety Car est déployée, les pilotes doivent absolument ralentir et respecter un temps « delta » (un temps maximal au tour à ne pas dépasser). La voiture va ensuite sortir des stands et s’arrêter sur la piste en attendant le leader. Une fois que le leader aura rattrapé la voiture de sécurité, elle peut ainsi accélérer et imprimer son rythme. Tous les pilotes, en commençant par le leader, doivent ensuite se placer derrière elle.

Les voitures forment alors une file derrière la voiture de sécurité, avec une distance maximale réglementée entre les concurrents. Le dépassement est rigoureusement interdit pendant cette phase de neutralisation, sauf si la direction de course le demande. La Safety Car circule à une vitesse réduite permettant aux commissaires de piste et aux équipes de sécurité d’intervenir dans des conditions plus sûres.

S’il y a des retardataires à plus d’un tour, le message « lapped cars can now overtake » va apparaître et les pilotes ayant un ou plusieurs tours de retard peuvent doubler la safety car et ainsi se ranger derrière le peloton dans l’ordre de la course. Cela évite ainsi à des pilotes qui jouent la gagne de devoir se battre également avec des retardataires, et aux retardataires de devoir s’arrêter pour laisser passer les autres…

Lorsque la piste est de nouveau considérée comme sûre, un message est transmis aux équipes et aux téléspectateurs, « Safety Car in this lap ». La Safety Car va donc éteindre ses feux, pour montrer que son intervention est terminée, puis elle va rentrer aux stands. La course peut reprendre normalement, sauf s’il n’y a plus de tours à effectuer (où là on termine sous régime de drapeau jaune).

Quel est l’impact de la Safety Car sur la course de Formule 1 ?

La Safety Car peut avoir un impact considérable sur la stratégie et le classement. Le regroupement des voitures réduit à néant les écarts entre les pilotes. Un concurrent qui possédait plusieurs secondes d’avance peut ainsi voir son avantage disparaître totalement.

La neutralisation peut également rendre un arrêt au stand beaucoup moins coûteux en temps. Les équipes doivent donc rapidement décider s’il est intéressant de profiter de la Safety Car pour changer de pneus. On parle alors d’arrêt « gratuit » : un passage aux stands pouvant durer 22 secondes sous régime de drapeau vert va ainsi prendre 10 secondes sous Safety Car. Un gain de temps considérable !

C’est pourquoi une Safety Car peut complètement modifier la physionomie d’un Grand Prix. On l’a vu en 2021 avec Lewis Hamilton, qui pensait avoir course et championnat gagnés, et qui a finalement tout perdu en raison d’une voiture de sécurité (qui a permis à Max Verstappen de s’arrêter pour chausser des pneus plus frais).

Safety Car et Virtual Safety Car : quelle différence ?

Introduite en 2015 suite à l’accident de Jules Bianchi à Suzuka, la Virtual Safety Car présente quelques différences par rapport à la Safety Car classique :

  • La Safety Car regroupe physiquement les voitures derrière un véhicule de sécurité. Les pilotes doivent ainsi se ranger derrière cette voiture et se suivre scrupuleusement
  • La Virtual Safety Car (VSC) fonctionne différemment : les pilotes restent sur la piste sans se regrouper derrière une voiture de sécurité, mais doivent respecter des contraintes de vitesse imposées par la procédure (un temps « delta »).

La VSC est notamment utilisée lorsque la situation nécessite une neutralisation mais ne justifie pas le déploiement de la Safety Car. C’est le cas par exemple d’un débris sur la piste à ramasser ou une évacuation de monoplace rapide, car proche d’un poste de commissaires.

À retenir

  • La Safety Car neutralise temporairement la course pour des raisons de sécurité.
  • Les pilotes doivent ralentir et se regrouper derrière elle.
  • Les dépassements sont généralement interdits pendant son déploiement.
  • Elle peut fortement modifier les écarts et les stratégies.
  • Elle ne doit pas être confondue avec la Virtual Safety Car.

Voir aussi

« Retour au glossaire