A l’arrivée de chaque course de Formule 1, We Are Checking vous propose de revenir sur un fait marquant de l’épreuve écoulée. Aujourd’hui, direction les terres de Ferrari avec le Grand Prix d’Italie de Formule 1 2026 à Monza. Circuit mythique du calendrier, où nous avons eu la chance d’aller, le temple de la vitesse nous a réservé de bien belles histoires (si on enlève les performances de Ferrari). Retour sur un weekend où le championnat du monde s’est peut être joué en Italie, où les tensions dans une équipe en rouge ont continué de grandir, et où un français a mis fin à une disette vieille de presque 30 ans…
En arrivant à Monza ce weekend après une semaine de pause, les pilotes le savent : en plus d’enchaîner deux weekends de courses consécutifs (le Grand Prix d’Italie de Formule 1 2026 et le nouveau GP de Madrid la semaine prochaine), ils vont devoir dompter ce tracé magnifique au volant de voitures qui ne sont, sur le papier, pas taillées pour ce type de tracé (peu de zones de recharge et beaucoup de lignes droites). Pourtant, ce weekend va nous réserver bon nombre de surprises et du spectacle en piste. Et si le Temple de la Vitesse était finalement le juge de paix pour l’attribution des championnats pilotes et constructeurs ?
En ce vendredi, les premiers ? Ce sont les Ferrari…
En ce vendredi, l’équipe qui a réussi à tirer son épingle du jeu est… Ferrari. Avec une première place pour Leclerc à presque 2 dixièmes de son coéquipier Hamilton en séance d’essais libres 1, et une deuxième place à presque 1 dixième de Russell pour le monégasque au numéro 16, on s’attend donc à un sacré weekend pour les rouges à domicile. D’autant plus que plusieurs éléments peuvent leur donner espoir : l’introduction d’une nouvelle évolution moteur dans le cadre de l’ADUO (qui a l’air de plutôt bien fonctionner), et la pénalité du local de l’étape, Kimi Antonelli (qui l’oblige à partir dernier). Autant vous dire que tous les voyants sont au vert pour les pensionnaires de l’écurie au cheval cabré.
Cependant, un autre événement s’est joué en coulisses et aura son importance pour plus tard : Pierre Gasly a de nouveau perdu (pour l’instant) sa 3e place à Monaco, au profit d’Isack Hadjar. Pour rappel : après sa pénalité pour excès de vitesse dans la voie des stands de Monaco, Alpine avait contesté cette pénalité et avait obtenu gain de cause : Gasly avait donc récupéré le podium et les points associés. Problème : Red Bull et McLaren n’ont pas accepté cette décision, et ont décidé de faire appel. Un appel qui a finalement souri aux deux écuries, et Hadjar récupère son podium (et Gasly sa pénalité). Hélas, l’affaire est loin d’être terminée…

Un samedi complètement chaud… et complètement fou !
Après l’annonce de cette nouvelle, on imagine le français remonté comme une pendule, et les chronos le montrent : 9e en séance d’essais libres 3 à 6 dixièmes de Russell. On se dit alors qu’une place en Q3 est atteignable pour l’écurie d’Enstone, d’autant plus que son coéquipier, Franco Colapinto, s’est classé en 10e position à 2 dixièmes… La suite ? Elle va s’écrire en lettres capitales : meilleur temps de la Q1 à 19 millièmes de Max Verstappen, 4e à 2 dixièmes de Kimi Antonelli en Q2, on sent une Alpine véloce sur un tour et qui impressionne tout le monde avec peu d’appuis en ligne droite.
Et puis arrive la Q3. On se dit à ce moment là que Gasly peut aller titiller les Mercedes, qui semblent enfin avoir mis la puissance maximale et trouvé leur rythme de croisière. Une première tentative intéressante qui le place au 4e rang derrière Russell et les McLaren, puis une tentative légendaire, qui va propulser le français en pôle position. Oui, vous avez bien lu : Pierre Gasly a signé sa première pôle position en carrière, sur le circuit de sa première victoire en F1 ! Le tout pour 60 millièmes devant Russell et deux dixièmes de Piastri ! Une première pôle française depuis Jean Alesi en 1997 au volant d’une Benetton, sur ce même circuit de Monza. Incroyable…
Une rimontata exceptionnelle pour le local de l’étape !
Un bon départ en fond de grille…
Malheureusement, les chances de gagner sont infimes pour le français, et les regards se tournent donc naturellement vers le natif de Bologne : Kimi Antonelli. Le pilote Mercedes va ainsi partir en fond de grille, malgré une bonne séance de qualifications, pour changement de nombreux éléments sur la voiture (dont le moteur), à la 19e place pour être précis. Même si Monza est un circuit où on peut doubler, l’objectif est de limiter la casse au championnat et de ne pas trop concéder de points à ses rivaux (Russell et Hamilton entre autres).
Après un très bon départ, l’italien va ainsi gagner plusieurs positions et se retrouve même 12e au moment de l’interruption de course. Un drapeau rouge provoqué par la sortie de Charles Leclerc à la fin du tour 2, qui nous a fait un remake de 2020 en se sortant à la parabolique (peut être dû à un problème de déploiement d’énergie). Stupeur à Monza pour ce Grand Prix d’Italie de F1 2026 et tristesse immense pour les tifosi : une Ferrari est OUT à domicile. Pour Kimi Antonelli en revanche, c’est une aubaine : parti en pneus durs pour faire un long relais et faire une deuxième partie de course aggressive, le bolognais va profiter de ce drapeau rouge pour changer de pneus et passer en mediums.

Cette photo est un cliché personnel, réalisé par l’auteur. Toute reproduction ou réutilisation est interdite, sauf autorisation préalable.
…suivi d’une remontée légendaire !
Débarrassé de ses pneus durs, l’italien va également prendre un bon deuxième départ et remonter rapidement sur le groupe de tête. En une dizaine de tours, il passe de la P12 à la P6, puis P3 encore quelques tours plus tard au jeu des arrêts au stands. Passé Verstappen, vient alors le premier duel avec George Russell pour la tête de course. Un duel musclé où les deux vont bénéficier chacun leur tour de l’aspiration, mais qui va finalement favoriser le pilote britannique après plusieurs dépassements/redépassements successifs. Et c’est alors qu’on se dit que Kimi Antonelli a laissé passer sa chance, avec ses pneus mediums usés face aux pneus durs de George Russell (qui offrent plus de longévité)…
Mais Monza n’a pas encore rendu son verdict : au tour 29, Stroll s’arrête et provoque une Virtual Safety Car. L’occasion idéale pour Kimi Antonelli de rentrer aux stands pour mettre de nouveaux pneus mediums. George Russell est pris au piège (par la stratégie et son écurie) : il doit aller au bout avec ses pneus durs usés. C’est le tournant décisif du Grand Prix d’Italie de Formule 1 2026 : avec des pneus beaucoup plus frais, le pilote italien va fondre sur le pilote britannique et va se retrouver très vite dans son sillage. Une tentative de dépassement échouée au tour 49 puis un dépassement au tour 50 plus tard, voilà Kimi Antonelli en tête de son Grand Prix national. Une première place qu’il ne va pas lâcher et il va passer la ligne en vainqueur quelques boucles plus tard… Une victoire à domicile historique, histoire de consoler (un peu) les tifosi.
Complètent le podium George Russell, son coéquipier (et grandissime favori de l’épreuve, qui aurait dû la gagner), et Max Verstappen (qui a fait une course admirable, avec un bref passage en tête). Pas de Ferrari sur le podium, Hamilton finit 6e (contact avec son équipier & une erreur ne font pas bons ménages). A noter qu’Antonelli a failli tout perdre et ne pas voir l’arrivée de la course au tour 49 ayant bien failli se sortir après une première tentative de dépassement osée, et qui l’a envoyée dans les graviers. Fort heureusement, le pilote Mercedes a gardé la maîtrise de son véhicule et a pu repasser Russell un tour plus tard.

Cette photo est un cliché personnel, réalisé par l’auteur. Toute reproduction ou réutilisation est interdite, sauf autorisation préalable.
Le point sur le classement après le Grand Prix d’Italie de Formule 1 2026
Avec cette victoire en championnat lors du Grand Prix d’Italie de F1 2026, la 7e cette saison (et sa 7e en carrière), Kimi Antonelli compte désormais 66 points d’avance sur son dauphin George Russell, et 76 sur le 3e Lewis Hamilton. Il creuse donc l’écart de manière considérable avec ses poursuivants et a peut être scellé le sort du championnat (même si rien n’est encore joué, on l’a vu l’année dernière).
En ce dimanche 6 septembre 2026, Kimi Antonelli n’a pas que gagné son Grand Prix national : il a mis fin à une disette vieille de 60 ans. En effet, le dernier vainqueur italien à Monza était Ludovico Scarfiotti, au volant d’une Ferrari… en 1966 ! Un exploit majuscule, qu’il partage désormais avec une poignée de coureurs vainqueurs du GP d’Italie : Farina (1950), Ascari (1951 – 1952) et Scarfiotti (1966). Antonelli devient également le premier pilote de l’histoire à avoir gagné une course en partant de la 19e place, le tout dans des conditions de piste sèches. Un exploit légendaire qui vaut bien quelques larmes de bonheur, le tout à seulement 20 ans… Des larmes de futur champion ?
Résumés précédents :
- Grand Prix des Pays Bas 2026
- Grand Prix de Hongrie 2026
- Grand Prix de Belgique 2026
- Grand Prix de Grande Bretagne 2026
- Grand Prix d’Autriche 2026
- Grand Prix de Barcelone 2026
- Grand Prix de Monaco 2026
- Grand Prix du Canada 2026
- Grand Prix de Miami 2026
- Grand Prix du Japon 2026
- Grand Prix de Chine 2026
- Grand Prix d’Australie 2026
- Essais d’avant saison de Bahrein 2026
Prochain rendez vous de la saison : Grand Prix de Madrid – dimanche 13 septembre à 15h (heure française)
Et vous, qu’avez vous pensé du Grand Prix d’Italie de F1 2026 et de la victoire de Kimi Antonelli (ou de la pôle de Pierre Gasly) ? N’hésitez pas à débattre dans les commentaires 🙂




